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Sport National

Maxime Liénard : « La VW Fun Cup réelle, c’est un autre monde »

21 août 2020

Coaché par Ugo de Wilde, Maxime Liénard est passé de la VW Fun Cup virtuelle à la vraie Coccinelle de course lors d’une journée de découverte sur le Circuit de Spa-Francorchamps. Et il n’est pas prêt d’oublier cette aventure ! 

Il y a des rencontres virtuelles qui peuvent se transformer en belles histoires d’amour… ou d’amitié. Ugo de Wilde et Maxime Liénard avaient très peu de chance de se rencontrer. Le jeune Bruxellois de 17 ans est un espoir de la monoplace internationale et il caresse le rêve de devenir un jour pilote professionnel. Quant à Maxime, il est ingénieur-calibrateur. La semaine, il travaille pour une société qui fabrique des boîtes de vitesses automatiques que divers constructeurs automobiles placent ensuite dans leurs voitures. 

Quel est donc le lien entre les deux hommes alors ? La passion ! Le week-end, Maxime rejoint l’équipe M3M en tant qu’ingénieur sur les VW Fun Cup engagées dans les compétitions belge et française. Et ce passionné de sport automobile est aussi un grand fan de Sim Racing, soit la simulation automobile sur ordinateur. 

Avant ce mardi ensoleillé du mois d’août, Maxime n’avait jamais eu l’occasion de piloter une VW Fun Cup. En tout cas, pas en vrai… Par contre, le Montois fut l’un des participants assidus aux compétitions virtuelles de VW Fun Cup organisées quand la crise sanitaire empêchait la tenue des courses réelles. Et c’est comme ça qu’il a rencontré Ugo de Wilde. « Je suis loin d’être un expert en informatique », explique le jeune pilote. « Quand le Belgian VW Club et Jean-Luc Dubois m’ont proposé de prendre part à quelques courses de la VW Fun Cup virtuelle sur la #50 aux couleurs du Belgian VW Club, c’est Maxime qui m’a aidé à tout configurer. Et vu que le courant passait bien, nous nous sommes entrainés ensemble plusieurs fois. C’était nettement plus amusant à deux et nous avons pu nous donner des conseils et partager notre ressenti sur les réglages. »

Pendant plusieurs semaines, les deux hommes ont donc été en contacts très réguliers… alors qu’ils ne s’étaient jamais vus ! Il leur a fallu attendre la première épreuve de la Fun Cup France, début août, pour réellement se rencontrer. Sur le circuit du Mans, Ugo était intégré à l’un des équipages de l’équipe M3M pendant que Maxime officiait comme ingénieur sur une autre voiture de l’équipe.

Quelques jours plus tard, l’expérience se poursuivait sur le Circuit de Spa-Francorchamps. Mais, cette fois, c’est Maxime qui prenait le volant d’une VW Fun Cup, en l’occurrence la fameuse #50 Flower Power pilotée dans les compétitions virtuelles par Ugo de Wilde. « C’est ma toute première à bord d’une voiture de course et je dois avouer que c’est assez intimidant », glissait-il mardi matin, juste avant de s’asseoir aux côtés d’Ugo pour découvrir la piste en tant que passager. « Même monter en passager dans une VW Fun Cup Biplace, je ne l’ai jamais fait. J’ai hâte de découvrir. »

Une demi-heure plus tard, les deux hommes inversaient les positions et c’est cette fois Maxime qui s’asseyait dans le baquet du pilote. Connaissant le Circuit de Spa-Francorchamps dans sa version virtuelle, le gaillard de 27 ans ne tardait pas à trouver ses marques. « Il m’a rapidement convaincu par sa maîtrise des trajectoires et sa gestion des commandes », avouait Ugo de Wilde, son coach d’un jour. « Pour être honnête, je ne suis pas du tout à l’aise en tant que passager dans une voiture de course. Je peux même dire que je n’aime pas ça, mais je voulais faire ce plaisir à Maxime. Compte tenu de son manque total d’expérience, j’ai directement été impressionné par son rythme et sa gestion. Peut-être un peu trop d’ailleurs… Je l’ai poussé à attaquer plus et à essayer de passer le Raidillon à fond. Mais la trajectoire n’était pas parfaite et la voiture a décroché. Franchement, j’ai eu le temps d’avoir très peur en pensant que nous allions percuter le mur de pneus. Mais Maxime est parvenu à reprendre le contrôle de notre VW Fun Cup. Nous nous en sommes juste sortis avec une grosse chaleur. »

Hormis cet incident, la journée se déroulait à la perfection, Maxime savourant chaque instant à sa juste mesure. « Le virtuel m’avait évidemment donné une petite idée et c’est déjà une magnifique porte d’entrée vers les bases du pilotage », glisse-t-il. « Mais le réel est évidemment très différent ! On ressent tellement plus de choses : les vibrations du moteur, les forces physiques, les réactions de la voiture… Par contre, il faut clairement adapter son approche par rapport au virtuel. Sur un simulateur, tu peux te permettre d’attaquer à fond directement. Si tu en fais trop, tu ne risques pas grand-chose et tu diminues petit à petit la vitesse pour trouver le juste milieu. Ici, une petite erreur peut mal se terminer et il faut donc y aller crescendo. Notre petite frayeur au Raidillon me l’a directement rappelé. »

Impressionné par la technique et la maîtrise d’Ugo de Wilde lors de chaque séance en tant que passager de cet espoir du sport automobile belge, Maxime a pu pleinement profiter des conseils du jeune pilote de 17 ans, étonnant de maturité dans ce rôle. « Ugo m’a énormément aidé », avoue-t-il. « J’étais très embêté de lui avoir fait peur donc par le suite j’y suis allé mollo. (Il rit, NDLR) Mais il m’a énormément fait progresser. Ce n’est pas un secret, je rêverais évidemment de faire de la compétition automobile de manière plus régulière. Faute de moyens suffisants, c’est le Sim Racinq qui me permet pour l’instant d’assouvir ma passion pour le pilotage. Mais après ce test, je dois bien avouer que, la VW Fun Cup réelle, c’est encore un autre monde. »