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Divers

Maxime Liénard : du muret des stands au baquet virtuel

6 juillet 2020

La passion ne s’explique pas. Elle se vit ! Et pourquoi ne pas la vivre de manière virtuelle ? Depuis qu’il est enfant, Maxime Liénard est passionné par tout ce qui touche à l’automobile. « Le sport auto a fasciné la jeune garçon que j’étais », sourit ce Montois de 27 ans. « Je me souviens notamment très bien des duels entre Mika Häkkinen et Michaël Schumacher en Formule 1. Quand j’ai suivi mes études d’ingénieur, j’ai fait l’électromécanique sans vraiment me spécialiser. Mais quand j’ai dû choisir un lieu de stage, j’ai eu la chance de le faire dans une équipe de compétition basée pas très loin de chez moi : le Team WRT. »

La structure basée à Baudour est évidemment une référence dans les courses de GT internationales, mais c’est aussi WRT qui fabrique les fameuses VW Fun Cup. « C’est comme ça que j’ai rencontré Jean-Luc Dubois, qui travaillait à l’époque pour WRT », poursuit Maxime. « Le courant est bien passé entre nous et Jean-Luc m’a emmené dans ses aventures par la suite lorsqu’il a créé son équipe. »

Depuis 2014, Maxime Liénard est ainsi devenu une figure connue dans les paddocks de la VW Fun Cup puisqu’il est l’ingénieur de la formation M3M. « La VW Fun Cup est autant un boulot qu’un hobby », explique-t-il. « La semaine, je suis ingénieur-calibrateur pour une société qui fabrique des boîtes de vitesses automatiques pour des constructeurs automobiles. Parmi nos clients, nous avons notamment une usine chinoise de Volkswagen. Et le week-end, je rejoins l’équipe M3M sur les circuits, en Belgique et en France. J’aime ce mix dans ma vie professionnelle entre l’industrie et la compétition ! »

Le Sim Racing, une belle alternative au réel

Est-ce vraiment une surprise ? Maxime rêverait aussi de vivre sa passion pour le sport automobile au volant d’une voiture de course. « Mais je n’en ai pas vraiment les moyens pour l’instant », avoue-t-il. « Par contre, j’ai toujours été tenté par le Sim Racing, soit la simulation via le jeu vidéo. Pour quelqu’un qui ne dispose pas des ressources financières pour piloter de vraies bolides de compétition, c’est quand même une très belle alternative. Et même si un bon simulateur représente un certain investissement, les coûts sont dérisoires par rapport à la réalité. »

La crise sanitaire que nous connaissons en 2020 et le confinement imposé ont plus que jamais mis les jeux vidéos sous le feu des projecteurs. Le Sim Racing a connu un développement sans précédent, tant par le nombre de participants que par les retombées médiatiques. « Forcément, lorsque la VW Fun Cup a aussi eu ses compétitions virtuelles, ça m’a intéressé ! », sourit le Montois. « Je pouvais mixer mes deux passions. J’étais en outre impatient de me mesurer à des spécialistes du Sim Racing et à de vrais pilotes disputant des courses virtuelles pendant la trêve imposée par les conditions. »

Parmi les vrais pilotes rencontrés, Maxime a ainsi fait la connaissance d’Ugo de Wilde, engagé par l’équipe M3M sur la fameuse #50 Flower Power. « C’était fantastique de pouvoir échanger autant d’informations avec lui. Ugo est vraiment un garçon charmant et nous nous sommes super bien entendus. Comme nous étions en quelque sorte équipiers, nous nous sommes entrainé plusieurs fois ensemble et c’était vraiment très amusant. Et ça m’a permis aussi de beaucoup progresser. »

L’analyse, toujours l’analyse

Assez logiquement, Maxime n’oublie pas l’approche analytique d’un ingénieur lorsqu’il se retrouve lui-même derrière le volant… même si c’est celui d’un simulateur ! « Forcément, comme on peut analyser les données de la voiture, on se met à regarder un peu… », s’amuse le jeune homme. « En réalité, il y a même plus de données dans une voiture virtuelle que dans la plupart des voitures de course réelles, tout simplement parce que les capteurs sont illimités. Alors il m’arrive en effet de comparer les courbes des datas, soit pour améliorer les réglages de ma voiture, soit pour améliorer mon pilotage. Par rapport à la réalité, c’est difficile car le ressenti du pilote ne passe que par le volant, la vue et l’ouïe. Dans une voiture de course, ce sont aussi aussi la force centrifuge et les sensations dans le corps qui font remonter des infos. Le virtuel est forcément différent… Mais je dois dire que, même si je prends mon point de vue d’ingénieur, le virtuel peut aussi être un bon entrainement quant à la méthode de travail et aux processus à suivre. »

Avant le lancement de la VW e-Fun Cup Powered by Hankook, soit la version digitale du championnat de Kronos Events, Maxime avait aussi eu l’occasion de disputer quelques épreuves de la Virtual European VW Fun Cup. « Les deux séries se jouent sur le jeu Assetto Corsa, mais le modèle physique des deux voitures n’est pas exactement le même. Elles ont des comportements différents et il faut s’y adapter. Mais comme ça ne coûte pas très cher de faire rouler une voiture dans le monde virtuel, j’en profite pour doubler le plaisir (il rit, NDLR). Dans les deux cas on s’amuse beaucoup et on vit intensément sa passion, même si c’est de la simulation. C’est bien là l’essentiel, non ? »